Science économique
Propositions premières

Chapitre 8 - La répartition

8.2. Le revenu total des placements peut être rendu suffisant.

1. La population et la classe politique d’un pays libre souhaitent que les revenus d’un nombre important d’adultes puissent n’être que de placement.

Ces adultes sont ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas, ou plus, fournir un travail en échange de sa rémunération tout en possédant un patrimoine qui leur procure un revenu de placement.

2. Au premier rang des conditions auxquelles ce souhait collectif est économiquement viable vient la compensation de l’érosion monétaire.

Dans un pays de plein exercice de la rétroaction EPCE, les placements en capital social protègent de l’érosion monétaire par la distribution d’actions gratuites.

3. Appelons « rentes par échange » celles qu’un patrimoine de rapport procure, et « rentes par transfert » celles que des allocations et des pensions par répartition de cotisations fournissent.

Les rentes par transfert ont l’avantage et l’inconvénient de ne pas mobiliser un patrimoine de rapport. C’est un avantage au moment de leur établissement. C’est un inconvénient à cause des reconversions et créations d’emplois qui nécessitent d’en passer par de nouvelles mises en capital.

4. Le corps social peut ajuster à ses besoins la masse des rentes par échange.

Dès lors que le plein exercice de la rétroaction EPCE est établi, le rendement moyen des patrimoines de rapport s’élève au-dessus des besoins de rente par échange durant les périodes de sous-emploi structurel. Au fur et à mesure que le plein-emploi se rapproche, le rendement moyen s’abaisse jusqu’au niveau suffisant à la seule satisfaction des besoins de rente par échange. Les deux refus dont la proposition suivante fait état y contribuent.