Science économique
Propositions premières

Chapitre 8 - La répartition

8.14. La dynamique de la répartition du revenu global rend possible la maximisation du revenu total du travail.

RG : revenu global, RP : revenu total des placements,
RT : revenu total du travail = RG – RP
RDP : rentabilité des placements, PDP : productivité des placements,
P’RG : profitabilité du revenu global
RDP = PDP * P’RG

1. Quand y a-t-il maximisation ?

Tout au long du présent traité, il est convenu de dire qu’il y a maximisation d’un des termes d’une relation quand son augmentation tend à être normalement supérieure à celle de chacun des autres termes.

2. L’argumentation de la précédente proposition démontre que la maximisation du revenu total du travail, RT, est possible.

Cette maximisation possible est non seulement par rapport au revenu total des placements, RP, mais aussi, contrairement à ce qui reste de nos jours souvent estimé, par rapport au revenu global, RG. Sa principale contrainte est la suffisance du revenu total des placements, RP, afin de rétablir ou maintenir le plein-emploi.

3. Illustrons numériquement la dynamique de la répartition quand elle maximise le revenu du travail, RT.

Utilisons pour cette illustration numérique un tableau comportant le rappel de la signification des abréviations et des formules employées dans ce chapitre :

RDP : rentabilité des placements = (RP / SDP) * 100,
PDP : productivité des placements = RG / SDP,
P’RG : profitabilité du revenu global= (RP / RG)  * 100,
SDP : stock des placements, RG : revenu global,
RP : revenu total des placements, RT : revenu total du travail = RG – RP

 

Année

Variation

 

 

 

en %

RDP

 

 

 

PDP

 

 

 

P’RG

 

 

 

SDP

 

 

 

RG

 

 

 

RP

 

 

 

RT

 

 

 

4. Considérons une période de 40 ans et entrons quatre données relatives à l’année 1 :

RDP : rentabilité des placements = (RP / SDP) * 100,
PDP : productivité des placements = RG / SDP,
P’RG : profitabilité du revenu global= (RP / RG)  * 100,
SDP : stock des placements, RG : revenu global,
RP : revenu total des placements, RT : revenu total du travail = RG – RP

 

Année

Variation

 

1

40

en %

RDP

 

 

 

PDP

 

 

 

P’RG

 

 

 

SDP

200

 

 

RG

300

 

 

RP

20

 

 

RT

280

 

 


Ces données sont cohérentes : 300 – 20 = 280.
 

5. Calculons les valeurs relatives de l’année 1.

RDP : rentabilité des placements = (RP / SDP) * 100,
PDP : productivité des placements = RG / SDP,
P’RG : profitabilité du revenu global= (RP / RG)  * 100,
SDP : stock des placements, RG : revenu global,
RP : revenu total des placements, RT : revenu total du travail = RG – RP

 

Année

Variation

 

1

40

en %

RDP

10,00 %

 

 

PDP

1,5

 

 

P’RG

6,67 %

 

 

SDP

200

 

 

RG

300

 

 

RP

20

 

 

RT

280

 

 

 

RDP % = (20 / 200) x 100 ;

PDP = 300 / 200 ;

P’RG % = (20 / 300) x100.

6. Renseignons la colonne « Année 40 ».

RDP : rentabilité des placements = (RP / SDP) * 100,
PDP : productivité des placements = RG / SDP,
P’RG : profitabilité du revenu global= (RP / RG)  * 100,
SDP : stock des placements, RG : revenu global,
RP : revenu total des placements, RT : revenu total du travail = RG – RP

 

Année

Variation

 

1

40

en %

RDP

10,00 %

10,00 %

 

PDP

1,5

2

 

P’RG

6,66 %

5,00 %

 

SDP

200

250

 

RG

300

500

 

RP

20

25

 

RT

280

475

 

 

Les chiffres de l’année 40 sont aussi cohérents entre eux que ceux de l’année 1.

7. Calculons les variations de l’année 1 à l’année 40.

RDP : rentabilité des placements = (RP / SDP) * 100,
PDP : productivité des placements = RG / SDP,
P’RG : profitabilité du revenu global= (RP / RG)  * 100,
SDP : stock des placements, RG : revenu global,
RP : revenu total des placements, RT : revenu total du travail = RG – RP

 

Année

Variation

 

1

40

en %

RDP

10,00 %

10,00 %

0

PDP

1,5

2

+ 33

P’RG

6,66 %

5,00 %

– 25

SDP

200

250

+ 25

RG

300

500

+ 66

RP

20

25

+ 25

RT

280

475

+ 70

 

Dans les revenus (trois dernières lignes), la variation la plus importante est celle du revenu total du travail (RT).

8. Les évolutions divergentes du RT et du RP sont expérimentalement vérifiées.

Dans un pays comme la France métropolitaine, le salaire moyen ou médian, exprimé en kilos de pain blanc ou en nombre de consultations d’un médecin généraliste, respectivement en 1800 et en 2000, approche de près ce qu’y a été en deux siècles la variation du RT. Cette variation positive est sans commune mesure avec ce qu’a pu être celle, pour autant qu’elle ait été positive, de la de la RDP sur la même période. Pour que ce ne soit pas le cas, il aurait fallu que, par exemple, si le salaire moyen ou médian exprimé en kilos de pain blanc ou en nombre de consultations d’un médecin généraliste avait été multiplié par 50, la RDP passât de l’an 1800 à l’an 2000 de 4 % l’an à un ordre de grandeur de 200 % l’an.