Science économique
Propositions premières

Chapitre 8 - La répartition

8.1. Appelons « revenu global » la somme du revenu total des placements d'épargne et du revenu total du travail.

Le premier argument ci-dessous porte le numéro 5 parce qu’il vient à la suite des quatre qui figurent à l’appui de la proposition 2.17 : seuls des particuliers et des associations non commerciales perçoivent des revenus et épargnent.

5. Le revenu global (RG) est, par définition, égal à la somme du revenu total des placements d’épargne (RP) et du revenu total du travail (RT).

Noter RG = RP + RT ne revient cependant pas à dire que c’est l’addition de RP à RT qui détermine RG.

6. Toute variation du RP par rapport au RG est accompagnée d’une variation en sens contraire du RT par rapport au RG.

Si, par exemple, le RP passe de 15 % à 10 % du RG puis remonte à 20 %, alors le RT passe de 85 % à 90 % puis redescend à 80 % du RG.

7. Appelons « salaires » le revenu total du travail (RT) et, un instant, « profit » le revenu total des placements (RP).

Davantage de « profit » fait moins de salaires, et inversement, à l’échelle macronomique du revenu global (RG). Mais ce n’est qu’à l'échelle d'un pays ou d'un groupe de pays. Un résultat bénéficiaire plus ou moins grand ne fait pas toujours moins ou plus de salaires à l’échelle mésonomique d’une entreprise, ou d’un groupe d’entreprises. Ce n’est pas par anomalie qu’assez souvent des augmentations de salaire accordées par une entreprise contribuent à une augmentation pour cette entreprise de ses bénéfices, tant en valeur absolue qu’en valeurs relatives. Une théorie du salaire qui ne tient pas compte de ces réalités est fausse.